Auto-critique et écriture, comment surmonter ses doutes ?
Qu’il soit débutant ou expérimenté, tout auteur passe par des moments de doute et d’incertitude face à son travail. Eh oui, l’écriture n’échappe pas à l’autocritique. Ai-je bien choisi ma structure narrative ? Devrais-je développer davantage mon personnage principal ? Et mon incipit… Est-ce que je n’en ai pas trop fait dans mon incipit ? Il y a toujours un moment où les questions commencent à tourner dans votre tête. Ce questionnement peut être constructif s’il est bien géré, mais il peut aussi devenir un poison si on se laisse submerger. Comment gérer l’auto-critique en écriture ? Voici quelques conseils pour surmonter les doutes et apprendre à coexister avec cette petite voix intérieure qui n’a pas que des choses gentilles à nous dire.
Reconnaître l’auto-critique
La première étape pour bien gérer l’auto-critique est de la reconnaître. Eh oui, c’est comme pour tout : il est plus facile de combattre un ennemi, lorsqu’on a réussi à l’identifier.
Pour le coup, ici, c’est assez facile : l’auto-critique prend la forme d’une petite voix intérieure qui vient appuyer là où ça fait mal. Cela peut se traduire par des pensées comme « Ce n’est pas assez bon », « Je ne suis pas à la hauteur » ou encore « Pourquoi quelqu’un lirait ça ? ».
Identifier ces pensées va vous permettre de les isoler et de venir les désamorcer.
Petite astuce : si vous vous sentez submergé par des pensées négatives, notez-les dans un carnet. Cela vous permettra de prendre du recul et d’observer ces pensées sans y réagir immédiatement.
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Se détacher de la perfection
L’une des principales causes de l’auto-critique en écriture vient du désir de perfection. De nombreux écrivains sont paralysés par l’idée que leur texte doit être parfait dès le premier jet.
Or, la perfection est un mythe, surtout lors des premières phases de l’écriture. Alors, acceptez que votre premier jet sera imparfait.
Dites-vous bien une chose : il vous sera toujours possible de revenir sur votre texte et de l’améliorer plus tard, mais il vous sera impossible de perfectionner une page blanche.
S’autoriser à être moins bon pour faire taire l’auto-critique
Donnez-vous la permission d’écrire des passages moins réussis, voire mauvais. Cela vous libèrera des contraintes de la perfection et vous permettra de vous concentrer sur l’avancement de votre histoire plutôt que sur chaque mot ou phrase.
Écrire au kilomètre peut être très libérateur. N’hésitez pas à essayer.
Fixer des objectifs réalistes
L’auto-critique devient souvent plus intense lorsque vous vous imposez des attentes irréalistes. Si vous vous attendez à écrire 10 pages parfaites en une seule séance, vous risquez de vous sentir rapidement découragé.
En revanche, en fixant des objectifs accessibles (par exemple, écrire 300 mots par jour), vous réduisez la pression et vous avancez de manière plus sereine.
Si l’idée de terminer un chapitre ou une scène vous semble intimidante, divisez ces tâches en de plus petites étapes. Par exemple, concentrez-vous d’abord sur la description d’un personnage, puis sur le dialogue, etc.
Cela vous permettra de maintenir l’élan sans vous sentir accablé. Et cela aura également pour effet de vous aider à aligner les petites victoires (un bon remède à l’auto-critique).
Si besoin, appuyez-vous sur la méthode des objectifs SMART.
Prendre du recul
L’auto-critique est souvent exacerbée par la proximité avec le texte. Il est en effet difficile de juger objectivement son propre travail lorsqu’on est encore plongé en plein processus d’écriture.
Une fois votre séance d’écriture terminée, laissez votre texte de côté pendant un jour ou deux avant de le relire. Ce recul vous permettra de voir votre travail avec un œil plus objectif et moins sévère.
Vous pouvez également vous offrir des petits moments d’auto-glorification en relisant certains passages particulièrement réussis. Cela permettra de remplacer les doutes par des « Wow ! J’ai été capable d’écrire ça ! ».
Connaissez-vous la technique du miroir ? Il s’agit de mettre votre manuscrit ou votre premier jet de côté pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Ce délai permettra de revenir à votre texte avec un esprit frais, prêt à accepter les critiques de manière plus constructive.
Remplacer l’auto-critique par un retour extérieur
L’auto-critique peut devenir un cercle vicieux si vous êtes seul face à vos doutes. Solliciter des retours extérieurs peut ainsi être un excellent moyen de replacer votre travail dans une perspective plus large.
Qu’il s’agisse de bêta-lecteurs, d’amis, de membres d’un groupe d’écriture ou d’un conseiller littéraire, obtenir des avis extérieurs permet souvent de relativiser les critiques que vous vous infligez à vous-même.
Attention : choisissez bien vos lecteurs. Il est important de s’entourer de personnes bienveillantes et constructives. Optez pour des lecteurs qui sauront vous encourager tout en vous donnant des critiques utiles pour améliorer votre travail.
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Viser la progression et non la perfection
L’une des façons les plus efficaces de gérer l’auto-critique est de redéfinir le succès.
Au lieu de viser un produit final parfait, concentrez-vous sur votre progression en tant qu’écrivain. Chaque texte, même imparfait, est une opportunité d’apprendre et de grandir.
Évaluer vos succès en termes de progression personnelle plutôt qu’en fonction d’un standard externe vous aidera à minimiser l’impact de l’auto-critique.
Si cela peut vous aider, vous pouvez noter vos réussites, petites ou grandes, au fil du temps pour mieux vous rendre compte de vos avancées.
Transformer l’auto-critique en critique constructive
L’auto-critique n’est pas nécessairement négative. Lorsqu’elle est bien gérée, elle peut même devenir un outil précieux pour améliorer votre travail. L’idée n’est donc pas de l’ignorer totalement, mais plutôt de la transformer en un processus constructif.
Si une partie de votre texte vous semble bancale, demandez-vous comment vous pourriez y remédier. Concrètement, demandez à votre cerveau de vous proposer des questions plus précises et plus utiles qu’un « c’est mauvais » qui n’a jamais aidé personne à s’améliorer.
Est-ce la structure ? Les dialogues ? Le rythme ? Une fois le problème ciblé, il deviendra plus facile de le résoudre de manière constructive.
Cultiver la bienveillance envers soi-même
L’écriture est un art complexe, qui demande du temps, de la patience et une certaine bienveillance envers soi-même. Acceptez que les doutes font partie intégrante du processus créatif.
Lorsque l’auto-critique devient trop envahissante, prenez un moment pour respirer et vous rappeler que vous faites de votre mieux. Ne soyez pas trop dur avec vous-même. Un esprit bienveillant est plus propice à la créativité qu’un esprit critique.
Mieux gérer l’auto-critique en écriture
L’auto-critique est une composante naturelle de l’écriture, mais elle ne doit pas devenir un obstacle. En la reconnaissant, en se détachant de la perfection et en adoptant des stratégies pour la transformer en critique constructive, il est possible de la gérer efficacement.
En cultivant la bienveillance et en se concentrant sur la progression, vous pouvez surmonter vos doutes et avancer dans votre parcours d’écrivain avec confiance et sérénité.
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