Bon à tirer

Le Bon à Tirer, qu’est-ce que c’est ?

Vous vous êtes déjà demandé à quel moment un livre est terminé ? Pas simplement écrit, hein. Non, vraiment terminé. Dans sa version définitive. Eh bien, la réponse tient en un acronyme que vous espérerez autant que vous le redouterez lorsque vous serez publié : le BAT. Autrement appelé le Bon à tirer. Celui-ci signe la fin du travail éditorial, l’impossibilité d’ajouter la moindre modification, et le début de la vie de votre livre en dehors de votre giron d’écrivain. Le bon à tirer, qu’est-ce que c’est ? Suivez-moi, je vous explique en quoi consiste cette étape hautement émotionnelle dans la vie d’un auteur.

 

Le Bon à Tirer, la dernière étape du Processus Éditorial

 

Un long processus éditorial est nécessaire pour fabriquer un livre

Lorsqu’un manuscrit est retenu par un éditeur, il suit un long processus éditorial avant de devenir un livre et d’atterrir sur les tables des librairies, sur les étagères des bibliothèques ou dans les mains d’un lecteur (dans l’ordre que vous voulez).

Réduction ou augmentation du nombre de signes, réécriture, développement d’un personnage, corrections, choix du titre, création de la quatrième de couverture, choix de la couverture, maquettage, correction des épreuves, etc. C’est un travail d’aller et retour quasi-quotidien entre l’auteur et sa maison d’édition.

Si cela vous arrive un jour, vous vous étonnerez sans doute du nombre d’interlocuteurs et de métiers que vous croiserez en plus de votre éditeur.

Tout ce travail éditorial semble sans fin. Je dois même vous avouer qu’au bout d’un moment, il vous faudra une sacrée dose de courage pour vous replonger une énième fois dans votre manuscrit (qui ressemblera de moins en moins à un manuscrit, et de plus en plus à un livre).

Et pourtant, croyez-moi, un jour tout cela se termine.

 

Le bon à tirer, la dernière étape du travail éditorial

Un jour, vous recevez un mail ou une grosse enveloppe et un petit mot de votre éditeur (ou de votre éditrice) vous demandant de lui confirmer que vous lui accordez le fameux bon à tirer.

Dans l’enveloppe (ou le mail) se trouvent les dernières épreuves de votre livre. Ça ressemble à un vrai livre, mais c’est imprimé sur du papier A4. Vous y trouvez les premières pages, les mentions légales, la dédicace si vous avez souhaité un apposer une, etc. Et surtout, vous y retrouvez votre texte, dans sa version définitive.

Ce bon à tirer que l’on vous demande de donner, c’est votre permission de faire partir ce fichier en impression. Un simple « Ok pour ce BAT » de votre part, et les rotatives se mettent en route.

Et bien souvent, c’est également à ce stade que vous direz au revoir et merci à la personne qui vous a accompagné(e) sur ce projet.

 

Comment se présente un Bon à Tirer ?

Vous allez me dire « Ok, Cécile, mais à quoi ça ressemble un BAT ? Au cas où j’en croiserais un… ».

Eh bien, dans certaine maison d’édition, le bon à tirer est un document tout à fait formalisé, que l’on vous demandera de signer et de renvoyer par courrier.

Et chez d’autres éditeurs, il ne s’agira que d’un simple mail dans lequel vous direz que vous êtes ok avec cette dernière version de votre livre.

J’ai eu affaire aux deux pratiques.

Sans que l’une soit plus rassurante que l’autre… Pourquoi je vous dis ça ? Parce que, rendez-vous compte, c’est tout de même une bien grande responsabilité pour un petit écrivain (enfin, moi, je me suis toujours sentie très petite face à cette responsabilité).

 

Que se passe-t-il pour l’auteur une fois que le BAT est signé ?

Une fois le bon à tirer signé, c’est comme si vous laissiez votre livre voler de ses propres ailes (c’était déjà un peu le cas, car même avant cette étape, il aura probablement déjà été lu par des dizaines de personnes, dont des libraires et des commerciaux qui auront à cœur de le défendre).

Mais… si vous vous apercevez plus tard, au détour d’une discussion avec un lecteur, qu’il reste une coquille, une faute d’orthographe, ou une petite chose que vous auriez aimé modifier, eh bien il sera trop tard. Une fois le BAT signé, pas question de faire machine arrière.

D’où l’importance de gérer cette étape à tête reposée, et de ne pas céder à la tentation de l’expédier vite fait (oui, vous aurez cette tentation, car ce sera juste la cinquantième que vous lisez votre livre, en moins de 6 mois).

 

Vous en savez désormais un peu plus sur le BAT

Bon à tirerJ’espère que cet article vous aura éclairé sur un aspect du travail éditorial que l’on aborde rarement, et qui a pourtant une grande place dans le parcours d’un écrivain. Bien souvent, lorsque l’on est un auteur débutant, on ignore tout de cette petite mécanique bien huilée. Vous penserez à moi lorsque vous donnerez votre premier BAT (ou pas) !

Si vous avez aimé cet article, dites le moi en commentaire ! Ça m’intéresse beaucoup de savoir si ça vous botterait que je vous explique davantage en quoi consiste le processus de fabrication d’un livre, en mode coulisses… Si vous avez envie que je développe ce type d’article, n’hésitez pas à me le faire savoir 🙂

 

 

 

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