Déposer un manuscrit

Déposer un manuscrit, en quoi ça consiste vraiment ?

Vous voici arrivé au moment fatidique (mais tant attendu) où votre manuscrit est terminé. Mais genre… vraiment terminé. Il est passé par le filtre des relectures-corrections, il a été approuvé par vos bêta-lecteurs. Bref, vous considérez celui-ci comme la meilleure version de lui-même. L’étape d’après, pensez-vous, va être de l’envoyer aux maisons d’édition, ou de le mettre en ligne sur une plate-forme d’auto-édition. Hep, hep, hep ! Pas si vite. L’étape d’après, la vraie, c’est avant toute chose de faire valoir vos droits d’auteur sur ce livre. Et donc de protéger votre manuscrit en le déposant auprès d’un organisme fiable. Alors, déposer un manuscrit, en quoi ça consiste ? Je vous explique ça tout de suite.

 

Pourquoi déposer son manuscrit ?

Peut-être me trouvez-vous un peu pessimiste, et vous demandez-vous pourquoi je vous recommande de protéger votre manuscrit. Pour tout vous dire, il existe plusieurs raisons de protéger son manuscrit :

  • Avoir l’esprit tranquille. Si vous êtes du genre à toujours penser que le pire est garanti, alors déposer votre texte en lieu sûr vous libèrera l’esprit.
  • Vous défendre au cas où vous constateriez un plagiat. Cela peut arriver, même si c’est très rare. Mais au cas où vous constateriez que votre texte a été plagié, en partie ou entièrement, vous pourrez alors prouver plus facilement vos droits d’auteur sur celui-ci.
  •  Vous protéger au cas où vous seriez attaqué pour plagiat. Ce cas de figure relève de l’impossible, mais si d’aventure quelqu’un venait à vous attaquer en justice, pour avoir copié son livre, vous pourriez vous défendre d’un quelconque plagiat.

 

Pourquoi protéger son manuscrit ?

 

Comment protéger un manuscrit ?

Pendant longtemps, la seule façon de protéger son manuscrit, était de le déposer chez un notaire. Le numérique est passé par là, rassurez-vous. À l’heure actuelle, il existe d’autres solutions pour déposer un manuscrit. Plus simples et moins onéreuses.

Voici les principales façons de protéger un manuscrit :

  • Le dépôt physique chez un notaire
  • L’enveloppe Soleau de l’INPI (celle-ci a désormais une version dématérialisée)
  • Le dépôt numérique auprès d’un organisme certifié
  • L’envoi en courrier recommandé à soi-même (qui ne peut pas être considéré comme un dépôt de manuscrit à proprement parlé)

Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, je vous invite à lire mon article 6 solutions fiables pour protéger son manuscrit. Vous y trouverez toutes les solutions actuelles pour déposer un manuscrit, ainsi que les tarifs et les durées de protections de chacune des solutions présentées.

 

Comment protéger son manuscrit ?

 

À quel moment déposer votre manuscrit ?

Ni trop tôt, ni trop tard.

Merci Cécile, mais pourrais-tu nous faire une réponse plus complète ? Oui, bon… Voici la réponse plus complète 🙂

Vous ne devez pas déposer votre manuscrit avant d’avoir terminé la phase d’écriture de celui-ci. Vous devez être arrivé à la toute dernière version de votre livre. Au moment, où vous sentez que vous ne pouvez plus rien ajouter (à part quelques virgules).

Le bon moment est donc juste avant que vous ne commenciez à envoyer votre manuscrit aux éditeurs (que vous démarchiez les maisons d’édition par mail ou par envoi postal).

Si vous optez pour l’auto-édition, le dépôt de votre manuscrit devra se faire avant que vous ne rendiez celui-ci public. C’est-à-dire avant de le mettre en ligne sur une plate-forme d’auto-édition.

 

Le dépôt de manuscrit, un choix personnel

Déposer un manuscritBon, je vous l’accorde, il y a plus réjouissant comme sujet que le dépôt de manuscrit et la protection des droits d’auteur sur une œuvre. Ceci dit, cela fait partie de la vie d’un écrivain de se poser la question de la protection de son manuscrit.

En la matière, vous êtes parfaitement libre de déposer un manuscrit ou non. C’est vraiment un choix personnel.

Lorsque je travaille en confiance avec un éditeur, il m’arrive de lui envoyer un texte ou un projet de roman, sans que celui-ci ait été déposé auprès d’un organisme. Mais lors de mes premières démarches vers des maisons d’édition que je ne connaissais pas, je faisais preuve de davantage de prudence.

C’est donc à vous de voir.

D’ailleurs, ça m’intéresse : vous êtes plutôt du genre à déposer votre manuscrit avant de l’envoyer à un éditeur ou pas ? Dites-moi ça en commentaire !

 

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2 commentaires

  • Cyril PUJOS

    Bonjour,

    De mon côté, j’ai protégé mon premier manuscrit via une enveloppe SOLEAU (avec les limites que ça impose) et l’envoi en recommandé. Par la suite, (plusieurs ouvrages chez le même éditeur) je ne les ai pas protégés.
    Le dernier ouvrage pour lequel j’ai changé d’éditeur n’a pas non plus été protégé.
    J’imagine toutefois que les quelques lettres de refus peuvent aussi servir à montrer une certaine datation, même si elles sont « rarement explicites » sur le contenu, lorsqu’on peut les associer à des dates de sauvegarde sur le cloud, de dépôt sur des plateformes ou d’envois à des éditeurs par courriel (puisque là aussi, le numérique se substitue de plus en plus à l’envoi postal).
    Ceci dit, les alternatives numériques présentées sur votre article 6 solutions fiables pour protéger son manuscrit semblent plus robustes et d’un bon rapport qualité prix. Merci pour ces précieuses informations.

    Bonne continuation.

    • Cécile

      Merci pour ce retour d’expérience, Cyril.
      Oui, les solutions digitales qui commencent à émerger offrent une bonne alternative à l’enveloppe SOLEAU.

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