Figures de Style | Le Guide pour Faire Swinguer vos Textes

Vous avez un projet de roman. Peut-être même êtes-vous très avancé. Votre intrigue est ficelée. Vos personnages sont parfaitement travaillés. Vous savez qu’ils plairont au lecteur. Pourtant, un autre élément va contribuer au succès de votre livre. La manière que vous avez d’utiliser le langage, de faire vivre vos écrits, est tout aussi importante. Alors, pour renforcer l’originalité et l’esthétique de votre plume, révisez la longue liste des figures de style de la langue française et entraînez-vous à les utiliser. Métaphores, hyperboles, litotes, périphrases… sont pour un auteur autant de procédés stylistiques qui donnent de la puissance à un texte et font vibrer le lecteur. Laissez-vous inspirer en parcourant ce guide (presque) complet des figures de style. Et faites swinguer vos textes !

Cet article a été écrit par Marylise Blanchy. Merci beaucoup à elle !

 

Au fait, qu’est-ce qu’une figure de style ?

Le dictionnaire Larousse définit la figure de style comme « une forme particulière donnée à l’expression et visant à produire un certain effet ». C’est donc une utilisation inhabituelle des mots ou de la syntaxe qui caractérise la figure de style. L’auteur détourne le langage, dans le but de marquer le lecteur.

L’utilisation de ces procédés littéraires ne date pas d’hier. Dès l’Antiquité, Platon et Aristote les décrivent comme des instruments permettant d’argumenter et de convaincre un auditoire. Les figures de style font ainsi partie des outils de la rhétorique, l’art de bien parler. À l’oral comme à l’écrit, elles permettent de percuter l’esprit de la personne à qui l’on s’adresse.

 

Et qu’apportent-elles à un récit ?

Leurs bénéfices sont multiples. Elles permettent notamment :

  • d’attirer l’attention du lecteur, en créant un effet de surprise ;
  • de lui communiquer une information, de manière directe ou indirecte ;
  • de jouer avec les sonorités dans la phrase, et d’amener de la musicalité au texte ;
  • de rythmer le tempo du récit, en le fluidifiant ou le saccadant ;
  • de provoquer des émotions chez le lecteur, et de faire vivre le roman.

Lorsqu’il casse les codes, l’auteur réveille le lecteur et le tient en alerte. En jouant avec les sons, les images, le rythme, il lui offre la possibilité de vivre les écrits de manière sensorielle. Bien employées, les figures de style touchent alors le lecteur au-delà des mots. C’est ainsi qu’elles renforcent la portée d’un récit.

Les figures de style sont en général regroupées par famille, en fonction des procédés utilisés ou des effets produits. Je vous propose de les redécouvrir dans ce guide des principales figures littéraires !

 

 

Les figures de style de l’analogie

Commençons avec les figures de style de l’analogie.

Les procédés stylistiques de cette famille fonctionnent par associations d’idées. L’auteur instille de manière plus ou moins subtile une information, en jouant sur des images ou des représentations inconscientes. Très connues, la comparaison et la métaphore font partie de cette catégorie. Connaissez-vous également la personnification, l’allégorie et la prosopopée ?

 

La comparaison

La comparaison consiste à rapprocher deux éléments qui n’ont a priori rien à voir, pour mettre en avant une caractéristique commune. Ce procédé enrichit le récit et donne au lecteur une information précieuse, en faisant travailler son imaginaire.

Techniquement, la comparaison fait intervenir trois éléments : un comparé (la réalité), un comparant (l’image à laquelle on fait référence) et un outil de comparaison (comme, tel, semblable à, …), qui fait le lien entre les deux.

Elle est utilisée depuis très longtemps, à l’écrit comme à l’oral. En voici une, tirée de L’Odyssée, où Homère compare la terre ferme à l’horizon à un bouclier pour souligner la forme bombée de celle-ci. Admirez l’image visuelle puissante créée par cette comparaison. On s’y croirait !

 

La comparaison
La comparaison

 

La métaphore

Contrairement à la comparaison, la métaphore fonctionne sans mot-outil. Elle est donc plus directe, mais peut demander un effort d’interprétation de la part du lecteur. C’est notamment le cas lorsque le comparé est absent de la phrase. L’objet ou le concept que l’on souhaite décrire est alors directement remplacé par l’image à laquelle on l’associe. Dans cet exemple de Victor Hugo, « l’or du soir » fait référence à un coucher du soleil.

 

La métaphore
La métaphore

 

Le lecteur bénéficie ainsi d’une image puissante, où toutes les caractéristiques associées à l’or sont transférées au coucher de soleil. Il visualise les couleurs dorées et perçoit également le caractère précieux de ce moment. C’est bien là la force de la métaphore : ne pas trop en dire et utiliser la force de la suggestion.

 

Lorsque l’auteur enchaîne une série de métaphores sur le même thème, on parle de métaphore filée. C’est le cas dans Le Père Goriot. Honoré de Balzac y compare la ville de Paris à un océan, en travaillant le champ lexical des profondeurs marines.

 

métaphore filée
La métaphore filée

 

La personnification

Voilà un procédé qui fait parler et agir les animaux, les choses ou les idées comme des êtres humains. Fort utilisée dans Les Fables de La Fontaine, la personnification permet de dénoncer des traits de caractère et de critiquer de manière indirecte. Elle amène aussi de la vie au récit, en lui permettant de visualiser avec plus de clarté ce qui s’y joue. Elle est souvent employée avec une majuscule.

 

Personnification
La personnification

 

L’allégorie

Une allégorie, c’est la représentation concrète d’une idée abstraite. L’allégorie est proche de la personnification, mais possède généralement une dimension symbolique. Comme la personnification, on la repère souvent grâce à la présence d’une majuscule. La « Faucheuse », représentée par un squelette armé d’une faux qui fauche les vies, est une allégorie connue de la Mort. L’allégorie rend le récit plus prenant, en donnant vie à une idée abstraite.

 

La prosopopée

Si, au cours du récit, l’auteur donne la parole à un animal ou un être absent, il a alors recours à la prosopopée. Vous reconnaîtrez ici le procédé utilisé par Antoine de Saint-Exupéry dans Le Petit Prince, lorsqu’il donne la parole au renard.

 

prosopopée
La prosopopée

 

 

 

Les figures de style de l’amplification

Dans cette famille, on retrouve l’accumulation, l’énumération, la gradation et l’hyperbole, qui permettent de mettre en avant une idée, en la détaillant avec soin, en insistant dessus ou en l’exagérant.

 

L’accumulation

L’accumulation consiste à concentrer un grand nombre de mots de même nature, de même sonorité ou de même fonction grammaticale. Ce procédé est souvent utilisé dans les descriptions.

 

accumulation
L’accumulation

 

Admirez l’effet produit par cette description d’Honoré de Balzac. Pour faire passer l’idée que le mobilier est vieux, il accumule une série d’adjectifs sur ce thème. Le lecteur en ressort marqué par ces détails. Son cerveau imprime que le mobilier est (vraiment) vétuste.

Balzac se permet d’ailleurs, dans cet exemple, de renforcer l’effet de l’accumulation par une deuxième figure de style, la prétérition, que nous verrons plus loin. Quelle maîtrise !

 

L’énumération

L’énumération repose sur le même principe que l’accumulation : l’auteur détaille et juxtapose différents éléments. Ceux-ci font, par contre, partie d’un ensemble (et non d’une même catégorie). Si l’énumération est exhaustive, elle portera le nom d’inventaire. Dans un roman, ce souci du détail amène de la précision et du réalisme au récit. Il peut générer un effet de profusion. Voici un exemple gargantuesque de Rabelais :

 

énumération
L’énumération

 

La gradation

Quand l’énumération est ordonnée en fonction de l’intensité des termes, on parle de gradation. Elle est ascendante si les termes sont de plus en plus forts, descendante dans l’autre cas. Le début de la célèbre tirade du nez de Cyrano de Bergerac illustre à merveille ce procédé. Remarquez, au passage, l’usage des métaphores :

 

gradation
La gradation

 

L’hyperbole

Autre figure de l’amplification, l’hyperbole utilise l’exagération pour frapper les esprits. En grossissant les traits d’un objet ou d’une idée, elle permet d’insister sur cet élément. L’effet obtenu peut être humoristique, ironique ou caricatural. Dans cet exemple de Jean-Paul Sartre, il va de soi qu’il n’est pas question de rester dix mille ans sans parler, mais le lecteur comprend bien l’idée…

 

hyperbole
L’hyperbole

 

 

Les figures de style de l’atténuation

Inversement, l’euphémisme, la litote et la prétérition ont pour but d’atténuer une idée ou une pensée. L’auteur est dans la retenue. Il en dit moins, pour suggérer plus.

 

L’euphémisme

L’euphémisme, c’est presque le contraire de l’hyperbole. Alors que cette dernière grossit les traits de la réalité, l’euphémisme les adoucit ou les énonce de manière non-brutale. Souvent utilisé pour exprimer des vérités déplaisantes, il formule les choses de manière imagée ou détournée. Dans cet extrait de Les Bucoliques, l’expression « elle a vécu » signifie en réalité que Myrto est morte.

 

euphémisme
L’euphémisme

 

La litote

La litote utilise la double négation pour renforcer une idée. C’est l’implicite de l’énoncé, en jouant sur les contrastes, qui lui donne tout son poids. En témoigne la célèbre réplique de Chimène à Rodrigue dans Le Cid :

 

litote
La litote

 

La prétérition

Avec la prétérition, l’auteur fait semblant de ne pas vouloir parler d’un sujet, tout en l’évoquant quand même. Cet effet de style est souvent utilisé dans les descriptions, associé à une accumulation ou une énumération. Il permet à l’auteur d’attirer l’attention du lecteur sur un point important. Comme la litote, la prétérition se construit à l’aide d’une négation. Souvenez-vous, ce procédé était couplé à l’accumulation dans l’extrait du Père Goriot de Balzac. Et en voici un autre exemple, où Voltaire ne décrit pas le massacre de la Saint-Barthélémy :

 

prétérition
La prétérition

 

Admirez la puissance de la négation qui attire notre attention sur cette description !

 

 

 

Les figures de style de la construction

Les figures de style de la construction jouent sur la syntaxe de la phrase. L’ordre des mots, le rythme de la phrase ne respectent pas les conventions et c’est bien une volonté de l’auteur de les chambouler. Très utilisés en poésie ou au théâtre, ces écarts de style doivent être parfaitement maîtrisés pour ne pas gêner la compréhension. Parcourons vite cette famille très riche, qui met à mal les règles de la grammaire française pour mieux surprendre !

 

L’anacoluthe

Surtout utilisée en poésie, l’anacoluthe bouleverse la syntaxe de la phrase. Dans ce vers de Baudelaire, le sujet de la proposition subordonnée (« exilé ») est différent de celui de la principale (« ses ailes de géant »). Cette incohérence grammaticale voulue génère un effet de surprise.

 

anacoluthe
L’anacoluthe

 

L’anastrophe

Avec l’anastrophe, la syntaxe est également chahutée. Cette fois-ci, c’est l’ordre des mots qui est bouleversé. Très utilisée en poésie, l’anastrophe est aussi la figure de style préférée de Maître Yoda.

 

anastrophe de yoda
L’anastrophe préférée des padawans

 

Dans un registre plus classique, voici aussi un exemple tiré de Le Bourgeois Gentilhomme de Molière :

 

anastrophe
L’anastrophe

 

Si cette modification de l’ordre des mots permet d’en mettre certains en avant, elle est à manier avec prudence pour ne pas affecter la compréhension.

 

L’asyndète

Vous avez en tête que les mots de liaison sont indispensables pour structurer un récit ? C’est sans compter sur l’asyndète. Ce procédé littéraire se caractérise par une absence de mots de liaison. Les différents éléments de la phrase sont juxtaposés, sans coordonnant ni subordonnant, séparés uniquement par des virgules. Ressentez le rythme imprimé et l’idée de profusion sous-jacente, dans cet exemple de Voltaire :

 

asyndète
L’asyndète

 

L’interrogation oratoire ou rhétorique

L’interrogation oratoire est une fausse question ou, disons, une affirmation déguisée en question. Elle n’appelle pas de réponse, soit parce que celle-ci est évidente, soit parce que personne ne peut y répondre. Son but est de convaincre un auditoire. Par l’utilisation de la suggestion, ce procédé désarçonne et contourne l’esprit critique. Inutile de vous dire qu’il est très apprécié par les hommes politiques. Il a aussi toute sa place dans la littérature classique :

 

interrogation oratoire
L’interrogation oratoire

 

Dans cet exemple de Shakespeare, après avoir répondu mentalement « oui » aux trois premières questions, le lecteur est naturellement amené à répondre « oui » à la quatrième. La vengeance apparaît logique.

 

Le parallélisme

Parfois considéré comme une répétition, le parallélisme met en scène deux structures de phrases similaires, construites selon le modèle A B / A’ B’. Il produit un effet de symétrie qui rythme et balance la phrase. Le parallélisme met en lumière les similitudes et les contrastes.

 

parallélisme
Le parallélisme

 

La polysyndète

Nous avons évoqué l’asyndète, qui se caractérise par une absence de mots de liaison. La polysyndète, elle, se reconnaît à la multiplication (volontaire) de ces mots de liaison, notamment des conjonctions (et, ni, mais, ou…) et des adverbes (ainsi, alors, certes, en effet…). Cet effet de style permet de bien mettre en valeur chaque élément et donne du rythme au discours. En créant une mélodie, la polysyndète emporte et envoûte le lecteur.

 

polysyndete
La polysyndète

 

Le zeugma

Avec le zeugma, l’auteur joue la surprise. Ce procédé syntaxique relie des éléments de champs sémantiques différents autour d’un même mot (verbe ou préposition). Apollinaire nous offre une utilisation connue de ce procédé, en faisant couler à la fois la Seine et ses amours. Le zeugma peut s’apparenter à une ellipse.

 

zeugma
Le zeugma

 

 

 

Les figures de style de la diction

Allitération, assonance et homéotéleute jouent avec les sons. Elles renforcent une idée, induisent une sensation ou accentuent le sens de la phrase. Très utilisées en poésie et au théâtre, elles amènent musicalité et cadence à n’importe quelle prose.

 

L’allitération

Quand la répétition de sons dans une phrase concerne les consonnes, on parle d’allitération. Cet extrait très connu d’Andromaque, où le son « s » apparaît cinq fois, est une allitération célèbre. La musicalité de la phrase rappelle le sifflement du serpent.

 

allitération
L’allitération

 

L’assonance

L’assonance est l’équivalent de l’allitération, mais pour les voyelles. Ici, une assonance en « i ».

 

assonance
L’assonance

 

L’homéotéleute

Une homéotéleute, c’est un peu comme une rime, mais pour la prose. On y observe la répétition des mêmes sonorités à la fin des mots ou des sections de phrases. La terminaison des mots est souvent identique. Ce procédé permet d’accentuer une idée.

 

homéoteleute
L’homéoteleute

 

La paronomase

La paronomase joue avec l’homophonie des mots. Elle rapproche deux mots dont la sonorité ou l’orthographe sont proches, mais dont le sens est totalement différent. Ce procédé crée des allitérations et des assonances, comme une mélodie qui berce le lecteur.

 

paronomase
La paronomase

 

 

 

Les figures de style de la répétition

Les figures de style de la répétition permettent d’insister sur un mot ou une idée. Le procédé porte un nom différent suivant l’endroit où la répétition se fait dans la phrase ou la nature des répétitions.

 

L’anaphore

Si la répétition du mot ou groupe de mots se fait en début de phrase, on parle d’anaphore. L’anaphore crée un effet de symétrie et d’accumulation. Elle renforce le poids des mots. Facile à mettre en place, elle est très puissante quand on sait bien l’utiliser.

 

anaphore
L’anaphore

 

L’anadiplose

Ici, le dernier mot (ou groupe de mots) d’une proposition est répété au début de la proposition suivante. L’anadiplose a un effet sur le rythme de la phrase et permet de fixer l’attention du lecteur sur le mot répété.

 

anadiplose
L’anadiplose

 

L’antanaclase

Saviez-vous que cette citation de Pascal est une antanaclase ? Cette figure de style joue sur la polysémie des mots. Le même mot est répété, mais avec deux sens différents dans la même phrase.

 

antanaclase
L’antanaclase

 

L’épanadiplose

Avec l’épanadiplose, on retrouve le mot ou groupe de mots d’un début de phrase à la fin de la proposition suivante. La symétrie de la répétition est ainsi inversée par rapport à l’anadiplose. En bref, cela donne ça :

 

epanadiplose
L’épanadiplose

 

L’épiphore

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur l’épiphore. Elle met en scène la répétition d’un même mot ou groupe de mots à chaque fin de phrase ou fin de paragraphe. Comme toutes les figures de style de la répétition, elle porte l’attention du lecteur sur un point précis et imprime un rythme au récit.

 

épiphore
L’épiphore

 

 

 

Les figures de style de l’opposition

Les figures de style de l’opposition mettent en scène dans un même énoncé deux termes dont les sens s’opposent. Antiphrases, antithèses, chiasmes et oxymores rentrent dans cette catégorie.

 

L’antiphrase

L’antiphrase consiste à dire le contraire de ce que l’on pense. Ce procédé permet de souligner le ridicule d’une situation ou d’ironiser sur celle-ci. L’antiphrase est souvent associée à d’autres figures de style, comme la litote ou la métaphore (« Cet enfant est un ange ! »). Pour la décoder, le contexte et le ton sont déterminants.

 

antiphrase
L’antiphrase

 

L’antithèse

L’antithèse rassemble dans une même phrase des mots qui désignent des réalités opposées. Elle fonctionne donc souvent avec des antonymes. Ce procédé crée la surprise et renforce une idée en jouant sur les contrastes et les oppositions.

 

antithèse
L’antithèse

 

Le chiasme

Le chiasme met en scène quatre termes, organisés sous la forme A B / B’ A. Ils sont séparés par une conjonction, un point-virgule ou une virgule. Ce procédé renforce une opposition ou une ressemblance, en créant un effet miroir. Il a un effet rythmique, en jouant sur l’harmonie de l’expression et des sonorités.

 

chiasme
Le chiasme

 

L’oxymore

L’oxymore rassemble dans la même expression deux termes qui semblent se contredire. Il a un caractère paradoxal et sert parfois de support à l’antithèse. Voici un exemple connu de Corneille :

 

oxymore
L’oxymore

 

 

 

 

Les figures de style de la substitution

Métonymie, périphrase, synecdoque et antonomase permettent d’enrichir les textes et de leur donner plus de puissance.

 

La métonymie

La métonymie concentre l’énoncé. L’auteur, au lieu de désigner une chose par le mot qui lui est réservé, va utiliser un autre mot qui lui est lié. On remplace en général la cause par l’effet, le contenu par le contenant, l’artiste par l’œuvre, ou la partie par le tout. Ici, Corneille remplace le mot bateau par voile (une partie du tout).

 

métonymie
La métonymie

 

La périphrase

La périphrase est un outil magique pour qui souhaite échapper aux répétitions ! Le mot que l’on cherche à éviter est remplacé par un groupe de mots plus compliqué, plus recherché que le terme initial. La périphrase permet aussi d’attirer l’attention plus particulièrement sur une qualité du terme substitué. Ici, l’albatros devient un « roi de l’azur ».

 

périphrase
La périphrase

 

La synecdoque

La synecdoque est un type de métonymie dans lequel on désigne la partie par le tout ou la matière par l’objet. Comme dans cet exemple de Victor Hugo où il désigne les bateaux par leurs voiles.

 

synecdoque
La synecdoque

 

L’antonomase

Cette figure littéraire est une variété de métonymie et de synecdoque. Elle consiste à faire d’un nom commun un nom propre ou l’inverse : un « tartuffe » pour un hypocrite, un « roquefort » pour un fromage de Roquefort, etc.

 

 

Testez les effets des figures de style pour faire swinguer vos textes !

Les figures de styleComme vous le voyez, la liste des figures de style est longue et sa diversité offre des champs d’exploration très vastes. Encore faut-il les utiliser à bon escient ! Lancez-vous et apprenez à les doser !

Testez la puissance de la suggestion à travers la métaphore ou le pouvoir de la négation avec la prétérition.

Si les figures de style sont partout, dans les discours politiques et les spots publicitaires, ce n’est pas un hasard.

 

Et vous, laquelle préférez-vous ? Lesquelles allez-vous adopter dans vos textes ? Dites-le-nous en commentaires !

 

 

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